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A sauts et à gambades

  • Un Tableau un livre Le départ de Jacob

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    « Dans ce grand tableau, fantaisie et art rivalisent. La Fantaisie (les divers éléments de la composition) est un défi aux moyens du peintre et ceux ci sont en quelque sorte exaltés.
    Nature morte, scène animalière, paysage, occupent chacun une place au sein de la composition. »

     

    Le Livre : Au jour le jour - Paul de Roux - Editions Le Temps qu’il fait
    Le Tableau : Départ de Jacob pour la Mésopotamie - Pieter Boel - Musée du Louvre

  • Les Contes de Shakespeare - Mary et Charles Lamb

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    Bon allez j’avoue tout : je n’aime pas lire du théâtre. J’aime le théâtre mais je n’aime pas lire une pièce, je peux relire un monologue de ceux qui sont inoubliables mais de là à lire une pièce en totalité …non ce n’est pas pour moi.

    Alors Shakespeare, le grand Shakespeare dont bien entendu je n’ai pas vu toutes les pièces, comment prendre connaissance de son œuvre ?

    Je vous donne un truc faites confiance à Mary et Charles Lamb. Vous me direz « mais ils écrivent pour les enfants » oui peut-être mais les lire est un réel plaisir.

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    Chaque conte reprend une pièce du dramaturge, la trame vous est raconté comme un conte pour enfant. Les personnages sont là, l’intrigue est racontée parfois avec fougue, parfois sur un ton de conspirateur. Et parfois même avec quelques dialogues du grand Will.

    Allez hop embarquez-vous, c’est parfaitement rythmé, bien ficelé et vous vous laissez porter.
    Et puis rien de mièvre chez Shakespeare donc on a évidemment droit à tout : le mensonge, l’amour fou, la vengeance, la haine, le pouvoir et l’ambition, l’honneur, la jalousie, et même un assassinat.

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    Et si vous avez déjà lu la pièce ou même si vous l’avez vu au théâtre vous trouverez dans ces contes matières à vous enthousiasmer.
    Autre avantage quand une pièce a des passages un peu trop longs, un peu trop soulignés, Mary et Charles font l’impasse et nous délivrent une histoire parfaite en quelques pages, la lecture est aisée et les personnages sont hauts en couleurs et très vivants.

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    Presque tout Shakespeare est là en vingt pièces, les plus connues bien sûr : Othello, Hamlet, Roméo et Juliette, la Tempête, la Mégère apprivoisée, le Roi Lear, Macbeth, et d’autres qui le sont moins : Timon d’Athènes, Cymbeline ou la Comédie des erreurs.

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    Publiés en 1807 ce recueil fut un triomphe, ces contes ont certainement contribué à faire de Shakespeare l’auteur adulé qu’il est, ils permettent de découvrir les grands classiques avec bonheur et délectation.

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    Charles Lamb 

    Au fait vous connaissiez déjà Charles et Mary Lamb, rappelez-vous : Charles Lamb est très apprécié par le héros des Amateurs d’épluchures de patates ou encore vous le croiserez dans le célèbre livre d’Helen Hanff  84 Charing Cross road.

    Vous voulez l’offrir à vos petits-enfants ? écoutez le podcast qui en parle et vous serez convaincu.

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    Les livres :
    Les contes de Shakespeare – Mary et Charles Lamb – Éditions les Belles Lettres
    Les contes de Shakespeare de Mary et Charles Lamb, illustrés par Joëlle Jolivet, traduction de Michelle Nikly, éditions Hélium

  • Retraduire est-ce bien indispensable ?

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    Je suis depuis toujours fan de littérature étrangère si vous tapotez sur les livres du blog vous pourrez le constater.

    Par contre j’ai eu parfois des agacements ou des découragements quant à la traduction de certains livres.
    Je ne jette pas la pierre aux traductrices et traducteurs c’est vraiment selon les auteurs une tâche hyper difficile.

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    Les spécialistes de la traduction estiment qu’un texte doit suivre l’évolution de la langue et pour ne pas vieillir trop, pour ne pas perdre en acuité demande à être retraduit une ou deux fois par …siècle.

     

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    Il y a un autre avantage aux retraductions. Savez-vous que Kafka en son temps fut vraiment malmené, traductions approximatives, erreurs importantes. Une mauvaise compréhension en résulte et dénature parfois le sens.

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    Enfin il y a parfois un avantage auquel on ne pense pas immédiatement, lors d’une première parution dans les pays totalitaires il n’est pas rare que la censure modifie à l’envi le texte, saute les passages gênants, ajoute ou supprime des phrases entières.
    La retraduction restaure un texte fidèle et non tronqué.

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    Un exemple de livre malmené par la censure

    Enfin dernière mode : retraduire pour effacer les à priori, les fautes qui aujourd’hui heurtent certains lecteurs, certains mots sont éliminés, les travers de l’auteur sont gommés, mais est-ce bien de la retraduction ou tout simplement de la manipulation de lecteurs pour non pas respecter l’éthique mais surtout pour remplir les caisses de l’éditeur.

    Si le sujet vous intéresse je vous invite à lire et/ou écouter Laure Murat qui s’est emparé avec bonheur du sujet.

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    Lisez Toutes les époques sont dégeulasses chez Verdier ou écoutez là dans le Book Club de France Culture

    Et si vous pensez que les retraductions sont rares voici une liste des dernières en date qui ont trouvé place dans ma bibliothèque :

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    Dix petits nègres d’Agatha Christie

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    Le Docteur Jivago de Boris Pasternak

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    Les Buddenbrook de Thomas Mann

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    Le Bruit et la fureur de William Faulkner

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    Et dernier en date dans ma bibliothèque : Les frères Karamazov de F Dostoïevski chez Zulma avec une magnifique traduction de Sophie Benech

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  • Aimer comme un albatros - Jean-Noël Riefel

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    Pour reprendre pied dans la lecture j’ai toujours besoin de livres particuliers, la poésie bien entendu mais parfois un livre tourné vers la nature.

    C’est le cas de celui-ci, vu son titre il pourrait honorer nature ET poésie.

     

    L’auteur vient lui-même d’essuyer un divorce et il voit dans cette observation des oiseaux une belle consolation.

    Il s’attache aux fous de Bassan et aux fulmars, mais bientôt quittant la Bretagne le voilà en bord de Loire sous la protection de Maurice Genevoix

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    L’auteur est un passionné de l’albatros et on le comprend, il a de sacrées qualités cette oiseau-là :

    Il est le plus romantique car il sait aimer tout en soignant la liberté de son partenaire, ses sentiments amoureux peuvent durer une éternité ou presque, on a vu une femelle de 74 ans de remettre en couple et donner naissance à un petit !! qui dit mieux ?

    Laissez-vous émerveiller car Jean-Noël Riefel ne se cantonne pas à un oiseau, les petits oiseaux de nos campagnes font aussi son bonheur : Mésanges et grives, sitelles, rouges-gorges qui eux aussi souhaitent attirer une partenaire outre qu’ils aiment affirmer « ici c’est à moi »

    Il nous parle de communauté d’oiseaux coopérant parfois les uns avec les autres. Prenons-en de la graine !
    Un peu idyllique peut-être comment être sûr qu’ils ne s’envoient pas parfois des noms d’oiseaux ?

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    Christophe Salin photographe ©

    Les changements du climat pèsent lourd pour leur avenir sans compter le plastique qui transforme la nourriture en danger et la rend très précaire.

    J’ai aimé ce livre qui va trouver place dans mon rayon nature, vous y trouverez des références intéressantes bien partagées entre photographes, musiciens, peintres.

    Le genre de livre que l’on déguste lentement avec bonheur.

    J’ai découvert ce livre grâce à un podcast

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    Le Livre : Aimer comme un albatros – Jean-Noël Rieffel – Éditions des Équateurs

     

  • Reprise des activités

    Non je ne suis pas morte, même pas malade

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    Non je n’ai pas abandonné la lecture même si je l’ai mis en pause un certain temps

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    Non je n’ai pas envie, enfin pas tout le temps, d’abandonner ce blog

     

    Mais alors direz-vous quoiqu’il se passe ?

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    Et bien amies amis du blog j’ai décidé brusquement de changer de vie.
    Pour se faire j’ai transporté mes pénates à côté d’une forêt somptueuse, dans un coin moins chaud que Lyon, enfin un peu moins chaud pour le moment.

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    Vous imaginez que ce n’est pas rien de réorganiser sa vie, vendre, trouver un point de chute qui plaise, vider trier éliminer empaqueter le contenu d’un appartement vieux de 20 ans et déménager dans la foulée.

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    C’est fait, l’ordinateur est en état de marche, bien entendu ces derniers mois j’ai peu lu, surtout des polars mais j’avais engrangé pas mal de lectures qui pourront trouver place ici.

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    Je ne promets pas un billet pour demain matin mais ça ne saurait tarder en particulier grâce à mes filles et petite fille qui ont mis ma bibliothèque en carton, et qui l’ont déballé    Ouf c’est fait.

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    Je vous ai suivi sur vos blogs, j’ai coché les lectures qui me faisaient de l’œil, y a plus qu’à ….

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    Rendez-vous ici même tout à côté de ma forêt.

  • Bribes de Poussin et Jupiter

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    « En 1994, lors de l’exposition Nicolas Poussin au Grand Palais, comme j’allais de chef-d’œuvre en chef-d’œuvre, empoignée par la sensation aiguë d’accompagner de ma présence l’homme qui avait peint ces tableaux et se tenait, spirituellement vivant, dans le lieu, je fus happée par une peinture que je n’avais jamais vue, dont je n’avais jamais entendu parler. »

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    « Je ne fus donc pas étonnée de lire sur le cartel : 
    La Nourriture de Jupiter ou L’Enfance de Jupiter Londres, Dulwich Picture Gallery. » 

    « D’abord une lumière palpable. J’entends par là une lumière qui se savoure dans l’exacte mesure où elle n’éblouit pas, où elle soulève les êtres vivants, les arbres, les pierres, le sol et même les nuages dans la splendeur du jour naissant. C’est l’automne, naissant lui aussi. Septembre sur le mont Ida. Le miel frais coule, les feuilles quittent le vert pour le jaune. L’air est tiède. L’adolescent qui verse l’eau – le Verse Eau – pourrait bien avoir donné par ce geste origine au ruisseau que l’on voit. »

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    Jupiter enfant nourri la chèvre Amalthée Staatliche Museum de Berlin

    « Un mystère à la fois profond et transparent nous arrête devant ce tableau, devant cet enfant nourri d’eau pure, de lait, de miel et de beauté. Et puisque la nature humaine participe de la nature divine, la nourriture de Jupiter pourrait bien être non seulement celle que reçoit cet enfant singulier, mais encore celle que le dieu Jupiter met à notre portée, nous offre, nous incline à rechercher en tout lieu de la terre. La seule nourriture qui soit digne de la nature divine et humaine. »

    Le Livre : La Nourriture de Jupiter – Jocelyne François – Mercure de France